Son et mouvement - Argile première - la voûte tiède


Un des projets en cours 2026-2027: 

Sur scène, on entendra la voix des sonorités pures sans les mots.

Entendre le poème, puis voir le mouvement avec les sonorités rimées comme le chant mélodieux du langage (le poème chanté).

La mélodie va rappeler le temps où l'époque où le monde semblait entouré d'eau comme un île enchanté qui chante (en thaï). Puis les mots en français (ci-joint)

Probablement, cela fera rappeler l'être aquatique comme une sirène qui semble avoir de la nostalgie. 

Le publique percevra principalement le son et le mouvement qui va les emporter à vivre le flux des éthers (le flux avant les formes rigides). On percevra ce qui précède la forme, la forme qui reste demeure en devenir.  Ce spectacle pourra permettre les spectateurs de ressentir les flots de vie avec le contexte tel que la grotte ou / et l'eau, la montagne et la terre.

Le poème est sous réserve de modification suivant le contexte de la présentation. (intérieur dans le théâtre ou à l'extérieur)

Argile première - la voûte tiède

Sous le coteau creux, la roche ronde

Respire un souffle que nul ne voit.
Sa voûte basse, que le temps fonde,
Garde le cœur secret du froid.

L’espace est un ventre sans couture,
Un cul-de-sac tiède où l’ombre oscille.
L’humus suinte une eau peu sure,
Mais la paroi dort, chaude et fragile.

Ici le silence a des jointures :
Il glisse le long des concrétions.
Chaque stalactite, lente fissure,
Pend comme une langue aux visions.

La chaleur monte du sable rare,
Non pas du jour, mais de l’épaisseur.
Le granit n’est pas avare :
Il offre à la main sa tiède douceur.

Alors le corps se fait roc lui-même,
Échine courbée sous le linteau.
Il goûte la grotte comme on aime
Un ventre originel, proche de l’eau.

Benjawan

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